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	<title>Lamyblog &#187; Advocatus</title>
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	<description>L’ami des professionnels du droit, est un blog dédié aux publications Lamy, à ses clients et à l’actualité de toutes les professions du droit (Evolutions des métiers, principales mutations de la loi et nouveautés des logiciels juridiques…)</description>
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		<title>Le rapport Darrois, révolution ou continuité&#160;?</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Apr 2009 13:42:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Advocatus</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[avocat]]></category>
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		<description><![CDATA[Le rapport de la commission présidée par maître Jean-Michel Darrois sur les professions du droit a été remis au président de la République le 6  avril 2009. La vigueur des réactions qu’il a suscitées de la part  des institutions représentatives des différentes professions juridiques pourrait faire penser que les propositions sont révolutionnaires. Il n’en est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le rapport de la commission présidée par maître Jean-Michel Darrois sur les professions du droit a été remis au président de la République le 6  avril 2009. La vigueur des réactions qu’il a suscitées de la part  des institutions représentatives des différentes professions juridiques pourrait faire penser que les propositions sont révolutionnaires. Il n’en est pourtant rien…<span id="more-437"></span> D’une part, ce rapport, dans ses parties polémiques, ne font que poursuivre l’entreprise de libéralisation des professions juridiques qui étaient au programme du président de la République et, d’autre part, les propositions retenues ne font que développer l’existant. Il s’agit donc d’un rapport sans surprise et sans nouveauté.</p>
<p><strong>Un rapport sans surprise</strong> – Le président de la République avait déclaré vouloir supprimer toutes les rentes de situation. Il visait par là, à l’époque, le monopole des taxis, des pharmaciens, et des avoués… C’est donc sans surprise que le rapport Darrois s’attaque, timidement, aux monopoles de certaines professions juridiques. C’est tout d’abord l’introduction d’une concurrence entre Avocats et Notaires qui est proposée : en créant un acte juridique contresigné par l’avocat, ayant la même valeur probatoire que l’acte authentique, l’acte notarié perd le monopole de la sécurité juridique. Ensuite c’est une concurrence entre les Avocats eux-mêmes qui devrait être créée : le monopole de la postulation devant le TGI du Barreau devrait ainsi être supprimé à l’horizon de 2014. Le secteur des professions juridiques sera donc concurrentiel ou ne sera pas ! mais il n’y avait certainement pas lieu de s’en étonner…</p>
<p><strong>Un rapport sans nouveauté </strong>– Les propositions du rapport de la commission Darrois s’inspirent, et c’est sans doute sage, de ce qui existe d’ores et déjà. Par exemple, l’interprofessionnalité et la collaboration entre les différents professionnels du droit existent dans les textes puisqu’elles sont déjà prévues par le Règlement Intérieur National du Conseil National des Barreaux. Le rapport ne fait, au final, qu’en proposer l’élargissement en suggérant d’ôter tous les obstacles juridiques. Par ailleurs, le contreseing d’un avocat, conférant une certaine force à l’acte, existait déjà, en pratique et dans les textes. Il n’est qu’à penser à la signature par l’Avocat d’une convention de divorce… Devant une juridiction, la signature de l’Avocat représente une garantie, et il n’y avait certainement pas d’obstacle majeur à ce que ce contreseing sorte des prétoires pour garantir les droits des parties dans des actes non-juridictionnels !</p>
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		<title>L’avocat, responsable mais pas capable ?</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Mar 2009 09:16:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Advocatus</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[acte]]></category>
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		<description><![CDATA[Acte sous signature juridique : l’avocat, responsable mais pas capable ?
Cette question, sous forme de boutade, a été posée le 12 mars dernier à l’occasion du colloque organisé par la Cour de cassation et intitulé « l’acte sous signature juridique : mythe ou réalité ? ».
De quoi parle-t-on ? D’un acte, à mi-chemin entre l’acte [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Acte sous signature juridique : l’avocat, responsable mais pas capable ?<br />
Cette question, sous forme de boutade, a été posée le 12 mars dernier à l’occasion du colloque organisé par la Cour de cassation et intitulé «<em> l’acte sous signature juridique : mythe ou réalité ?</em> ».<br />
<span id="more-330"></span>De quoi parle-t-on ? D’un acte, à mi-chemin entre l’acte authentique et l’acte sous seing privé, qui assurerait une sécurité juridique renforcée pour les contractants. Un acte d’avocat essentiellement. Un acte pour contrebalancer la responsabilité grandissante de celui-ci en tant que rédacteur d’actes (devoir de conseil et efficacité de l’acte voire, dans certaines circonstances, veille au respect de l’équilibre des intérêts des contractants : Cass. 1re civ., 27 nov. 2008, n° 07-18.142, RLDC 2009/57, n° 3285). Et comme les partisans de cet acte d’un troisième type le prétendent, l’acte sous signature juridique répondrait à un besoin des usagers du droit dans un monde où la sécurité &#8211; voire la sécurisation &#8211; est devenue le maître mot. L’acte aurait en effet date certaine et force probante. Le législateur aurait même déjà subrepticement introduit l’acte sous signature juridique dans le cadre du mandat de protection future qui peut être contresigné par un avocat.</p>
<p>L’autre camp, celui hostile à l’acte sous signature juridique, dont fait partie le notariat, lie l’acte authentique au triptyque « acte authentique – force probante – force exécutoire » et au statut d’officier public ministériel du notaire. Ce statut, si particulier, cette délégation de pouvoir de la puissance publique, justifie tant la supériorité de « leur » acte que le nécessaire contrôle de l’État sur leur activité (contrôle des études par le procureur de la République, notamment). Et entre l’acte authentique et l’acte sous seing privé, il n’y aurait pas de place pour un acte intermédiaire. L’acte sous signature juridique serait un « acte authentique dégénéré ». Il serait de surcroît inutile ; en effet, un acte sous seing privé peut parfaitement être sécurisé grâce à des dispositions spéciales, les exemples les plus parlants étant issus du droit de la consommation ou du droit du crédit.</p>
<p>Bien évidemment, tous les éléments du débat ne peuvent être synthétisés dans ce court billet. On pourrait encore citer pêle-mêle : l’importance des transactions sur les biens mobiliers, le droit communautaire, la question du tarif, la concurrence entre les professions juridiques, l’égalité des usagers du droit, l’acte électronique, la conservation des actes, la contractualisation du monde judiciaire, la lutte contre le blanchiment, les autres professions du droit et du chiffre qui pourraient être concernées, la détermination de la date certaine et ses incidences, le rôle du juge, la déontologie, le contrôle des professions…</p>
<p>Alors, l’acte sous signature juridique : mythe ou réalité ? La question reste ouverte et on peut parier que la remise prochaine de son rapport par la commission Darrois – quelle que soit sa position, d’ailleurs – ne fera que relancer le débat.</p>
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