Synthèse de la Revue Lamy Droit des Affaires n°48

Le concept de responsabilité se situe au fondement de l’art juridique. C’est d’ailleurs en ce qu’il établit des responsabilités que le droit est source de risques pour les acteurs économiques.
L’édition d’avril 2010 de la Revue Lamy Droit des affaires illustre bien comment ce droit, créateur de risques, peine à atteindre son équilibre dans un contexte associant influences externes et environnement économique de plus en plus complexes.
En tant qu’il est un professionnel soumis à certains standards de comportements, le banquier revêt, en France, un caractère tout à fait emblématique. « Coincé » entre sa responsabilité pour rupture abusive de crédit et celle pour concours jugés abusifs, il se retrouve dans une position hautement risquée que les évolutions législatives récentes, malgré leurs visées annoncées, n’ont que trop peu améliorée. Une analyse prospective fait le point sur les incertitudes qui en découlent.
D’autres domaines du droit imposent également de lourdes obligations aux acteurs professionnels. Il en va ainsi du droit de la consommation qui offre à ce titre un terrain autrement favorable aux engagements de responsabilité.
À l’heure où les produits passent volontiers les frontières, la Revue propose une étude sur la responsabilité du fait des produits défectueux à l’épreuve des droits nationaux. Cet examen, qui fait suite à une décision de la Cour de justice de l’Union européenne, outre le fait qu’il offre une présentation intéressante de la question, rend tout à fait manifeste l’impact croissant des décisions du juge communautaire sur ces mêmes droits.
Notre droit français de la consommation n’est donc pas épargné par les menées réformatrices et unificatrices initiées au niveau communautaire. Au moyen d’un raisonnement par analogie, les auteurs d’une analyse de l’actualité jurisprudentielle sur les loteries aident à penser qu’une loi française bientôt vieille de deux siècles et « portant prohibition des loteries » ne saurait résister à la persévérance du juge de Luxembourg ; partant, que les interdictions de principe des loteries sont contraires au droit européen.
Au regard de tels éléments, l’entretien avec des responsables du Club des juristes permet de mieux comprendre combien il importe que soit défendu auprès des institutions européennes le point de vue de la place juridique de Paris. L’initiative de lobbying qui est entrepris par lui gagne donc à être connue.
Synthèse réalisée par Pauline Delarbre, François Dennewald, Clément Gaudio, Pierre-Emmanuel de Germay, Côme de Jullien de Villeneuve et Ioana Nicolas, étudiants du MBA de droit des affaires et management-gestion de l’Université Panthéon-Assas Paris 2.
Revue Lamy de Droit des affaires n°4 8 – avril 2010






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